Rav Moché Gans
Deuxième méthode. Et malgré tout — une récompense
L’intérêt personnel est l’un des moteurs les plus puissants de l’être humain. C’est sur lui que repose la deuxième méthode de motivation : les récompenses. Elles peuvent être modestes et symboliques ou, au contraire, cumulatives et à long terme. Tout dépend de l’accord préalable.
Il est important que les tâches confiées à l’enfant soient définies avec précision et de manière concrète : on pourra alors en confier l’exécution à l’enfant lui-même, comme si on lui attribuait un travail. Une tâche précise, ce n’est pas dire : « Range ta chambre », mais : « Fais ton lit (arrange-le bien, place l’oreiller à la tête du lit), balaie, suspends les vêtements, jette les déchets. »
Il vaut mieux discuter des tâches à venir dans une atmosphère calme, en expliquant pourquoi leur réalisation est nécessaire à la fois pour vous et pour l’enfant. Il ne faut pas donner l’impression de le manipuler ; au contraire, qu’il soit clair que c’est l’enfant lui-même qui en a besoin. Il faut discuter avec lui de la liste des tâches, de la qualité souhaitée et du délai pour les accomplir, puis s’en remettre à « sa conscience », en définissant la récompense, son salaire.
Contrairement aux compliments, la récompense est attribuée pour le résultat, et non pour les efforts. Le parent se dégage entièrement, sur le plan émotionnel, de la responsabilité du résultat : il ne s’inquiète pas de savoir si l’enfant recevra sa récompense, ne rabâche pas et ne fait pas de rappels (enfin, peut-être une fois). Cela dépend désormais de l’enfant lui-même : c’est ainsi que se développe le sens des responsabilités. De plus, le parent ne se fait pas juge pour décider si l’enfant mérite de recevoir la récompense. L’enfant peut répondre lui-même à cette question en se rappelant les conditions d’obtention de la récompense (ou en les relisant, si l’accord était écrit).
Préparé par Mme Zissi Skarjinskaïa d’après le livre du rav Moché Gans « Aider sans briser »À suivre