Rav Moché Gans
Première méthode. Les compliments
Les compliments ont un effet positif sur chacun, par exemple en améliorant son humeur. Ils donnent de l’importance à l’acte accompli et renforcent l’estime de soi. Il faut développer l’estime de soi chez l’enfant dès l’enfance, en lui montrant combien il compte pour nous et combien ses bonnes actions sont importantes. Le manque d’estime de soi suscite la jalousie et la haine. Une personne qui se respecte ne se conduira pas mal : ce serait indigne d’elle.
Au lieu de surprendre l’enfant « en flagrant délit », prenez-le sur le fait lorsqu’il a accompli une bonne action : il a lavé sa tasse de lui-même, rangé ses chaussures à leur place sans rappel, préparé son cartable la veille au soir. Comme les compliments suscitent des émotions positives, l’enfant voudra les ressentir à nouveau et répétera sa bonne action. Nous lui témoignerons de nouveau notre approbation, jusqu’à ce que ce comportement soit bien ancré.
Souvent, les parents considèrent la bonne conduite de leurs enfants comme allant de soi et estiment qu’il n’est pas nécessaire de les en féliciter.
Mais si l’enfant ne perçoit pas l’importance que nous accordons à son geste, il peut cesser de le faire, car il ne comprend pas encore l’importance de l’objectif de ce geste. Si l’enfant veut attirer notre attention et n’y parvient pas par un bon comportement, il essaiera par un mauvais. Il faut donc remarquer tout ce qui est bon, le moindre changement en mieux, et féliciter sincèrement les enfants. Il convient aussi de « ne pas remarquer » les ratés lorsque l’enfant a réellement fait des efforts.
Il faut veiller à ce que les compliments soient sincères, qu’ils expliquent précisément ce qui nous a plu dans l’acte de l’enfant (en exprimant aussi nos émotions), qu’ils renforcent son estime de soi (sans le comparer aux autres) et qu’ils ne minimisent pas la difficulté de la tâche (« Tu vois comme c’est facile, même toi, tu y es arrivé ! »).
Des compliments bien formulés constituent un très bon outil d’accompagnement. Ils donnent à l’enfant une image positive de lui-même, celle d’un enfant qui réussit. Face à la tâche suivante, l’enfant se souviendra inconsciemment qu’il a réussi la fois précédente.
Préparé par Mme Zissi Skarjinskaïa d’après le livre du rav Moché Gans « Aider sans briser »À suivre