Nechama Cheli

Motivation - Préparons-nous pour la nouvelle année scolaire

Les vacances d'été touchent à leur fin, et avec elles le répit des parents qui ont des enfants scolarisés. Avec le début de la nouvelle année scolaire, il faut de nouveau trouver des moyens d'encourager les enfants à bien étudier et à respecter leur rythme quotidien. Les parents cherchent donc comment motiver leurs enfants pour que l'envie d'ap…

Rav Moché Gans

Motivation - Préparons-nous pour la nouvelle année scolaire

Les vacances d'été touchent à leur fin, et avec elles le répit des parents qui ont des enfants scolarisés. Avec le début de la nouvelle année scolaire, il faut de nouveau trouver des moyens d'encourager les enfants à bien étudier et à respecter leur rythme quotidien. Les parents cherchent donc comment motiver leurs enfants pour que leur envie d'apprendre vienne d'eux-mêmes, plutôt que d'une contrainte extérieure.

La motivation est la force qui pousse une personne à agir.

C'est un « processus psychophysiologique dynamique qui régit le comportement humain et en détermine l'organisation, l'orientation, la stabilité et l'activité ». Selon une autre conception, la motivation est un ensemble de motifs ; l'obtention d'un objet donné (matériel ou non), au cours de laquelle une personne éprouve des émotions positives liées à l'obtention de cet objet, ou négatives liées à son insatisfaction face à la situation actuelle.

Les parents jouent généralement le rôle d'une force motivante extérieure, en donnant à l'enfant des incitations positives (cadeaux, félicitations) et négatives (on le gronde, on le prive de quelque chose). Mais cela crée une motivation instable : les études ne deviennent pas un besoin propre à l'enfant. Il en résulte qu'elles ne sont nécessaires qu'aux parents, contraints de chercher encore et encore des moyens d'intéresser leur enfant au travail scolaire.

Il existe une possibilité « alternative » : accuser les enseignants de proposer un apprentissage sans intérêt, de ne pas faire d'efforts pour apporter du contenu supplémentaire, de laisser les enfants sentir qu'ils ne s'intéressent pas à la matière qu'ils enseignent.

C'est une possibilité tentante pour se décharger de sa responsabilité : le parent n'y est pour rien, que l'école se débrouille. Mais cet enfant est le nôtre. En réalité, c'est bien nous qui sommes responsables de son avenir, du bagage dont il disposera à l'âge adulte.

Et savoir apprendre est l'un des cadeaux les plus importants que nous puissions offrir à un enfant.

Il vaut mieux cultiver à la maison l'envie de découvrir de nouvelles choses et la curiosité, plutôt que de compter sur l'école. Le fait que les enfants soient naturellement curieux peut nous faciliter la tâche : l'essentiel est de ne pas étouffer cette qualité chez eux. Souvent, c'est précisément la contrainte qui fait perdre à l'enfant son envie naturelle et intérieure d'apprendre.

Cependant, si l'enfant associe l'école à une absorption ennuyeuse et forcée de connaissances, que la maison soit alors le lieu où l'on acquiert des connaissances volontairement, où la découverte imprègne l'atmosphère (grâce aux échanges avec les parents eux-mêmes et aux livres qu'ils choisissent, plutôt qu'aux appareils numériques).

Nous avons donc décidé de motiver notre enfant. Et pas seulement pour les études, mais aussi pour les tâches ménagères, les tours de service, la participation à des activités complémentaires — pour n'importe quoi. Comment nous y prendre ?

Nous en parlerons en détail dans les prochains articles, où nous examinerons quatre méthodes de motivation et d'autres aspects du sujet.

Quelques nuances importantes

Dès que l'objectif est atteint et que l'enfant commence à accomplir de lui-même une action — nétilat yadaïm le matin, se brosser les dents, se lever à l'heure —, le parent se retire et laisse l'enfant en assurer lui-même le suivi. C'est un point très important : cesser de tout surveiller dès que le système fonctionne de manière autonome. Ne pas être constamment sur son dos. Désormais, c'est à l'enfant qu'incombe la responsabilité de la façon dont il le fera et des moyens qu'il emploiera, même s'ils diffèrent des vôtres. Après tout, qui a dit que notre méthode était la meilleure ?

Si une tâche est désormais confiée à l'enfant, il ne faut pas l'accomplir à sa place.

Si l'enfant doit balayer et qu'il ne l'a pas fait, nous ne balayons pas à sa place. Si l'enfant a oublié son exposé pour l'école, nous ne le rédigeons pas à sa place. On ne peut pas amortir toutes les chutes, partout et toujours. Il vaut mieux que l'enfant affronte les conséquences de ses actes dès maintenant et apprenne ainsi à être autonome, plutôt que d'avoir à l'apprendre une fois adulte.

Il est plus juste de les appeler « conséquences » que punitions, car une punition peut supposer une certaine « vengeance » du parent (ou de l'enseignant), alors qu'ici, il s'agit bien de ce qui découle logiquement des actes de l'enfant lui-même. Puisqu'il s'agit de conséquences, elles imposent un cadre au parent : les émotions n'ont pas leur place ici. Nous devons réfléchir aux conséquences précises des actes de l'enfant qui le toucheront personnellement, et écarter entièrement les paroles superflues (« je te l'avais bien dit ») et les actions supplémentaires (qui alourdiraient le poids de l'erreur).

Chaque nouveau jour est une page blanche en ce qui concerne le comportement de l'enfant.

Ne perdez pas espoir, pour que l'enfant ne perde pas espoir non plus. Un nouveau jour s'est levé, porteur de possibilités, de réalisations et d'améliorations. Ne rappelez pas à l'enfant ses erreurs passées ; évoquez seulement ses réussites passées.

Que la nouvelle année scolaire nous apporte beaucoup de patience et de force, suffisamment de confiance en nos capacités et en celles de notre enfant, des réussites et des réalisations !

Préparé par Mme Zissi Skarjinskaïa, d'après le livre du rav Moché Gans « Aider sans briser »

À suivre