Nechama Cheli

Motivation - Quatrième méthode - La critique constructive

Quatrième méthode. La critique constructive Personne n’aime la critique, car elle donne à celui qui la reçoit le sentiment de ne pas être assez bon. Pourtant, les parents ont aussi le devoir de critiquer les actes de leurs enfants, à condition que cette critique soit constructive. Rabbénou Yona explique qu’une personne a le devoir de guid…

Rav Moché Gans

Une mère et sa fille lisent un livre ensemble

Quatrième méthode. La critique constructive

Personne n’aime la critique, car elle donne à celui qui la reçoit le sentiment de ne pas être assez bon. Pourtant, les parents ont aussi le devoir de critiquer les actes de leurs enfants, à condition que cette critique soit constructive. Rabbénou Yona explique qu’une personne a le devoir de guider son fils en s’appuyant sur sa conviction qu’il existe un espoir d’amélioration, et non par des cris et des protestations.

Le roi Salomon dit (Michlé, 19:20) : « Écoute les conseils et accepte les remontrances, afin de devenir sage à l’avenir », et (Michlé, 15:5) : « L’insensé méprise l’enseignement de son père, mais celui qui tient compte des remontrances devient intelligent. » La critique constructive a des effets durables lorsqu’elle est formulée correctement.

« Toute voie de l’homme est droite à ses yeux… » C’est pourquoi il est si difficile de quitter le chemin tout tracé : cela suscite tant de déni. De plus, en règle générale, une personne ferme les yeux sur ses propres défauts ou, si elle les connaît bien, les dissimule. Lorsqu’on les lui signale, sa première réaction est le rejet, le déni. En effet, cela la rabaisse à ses propres yeux et blesse son amour-propre.

C’est pourquoi, avant de critiquer, il faut bien réfléchir à la manière de ne pas blesser l’amour-propre, c’est-à-dire commencer par valoriser l’enfant à ses propres yeux. Quand on se sent fort et à l’abri de toute atteinte (certain de ne courir aucun danger), on accepte plus facilement les critiques de « petits défauts ». Dans la paracha Kedochim (19:17), il est écrit : « Reprends, reprends ton prochain, et ne porte pas de péché à cause de lui. » Cela signifie qu’il est avant tout ton prochain, qu’il t’est cher ; en le critiquant, tu ne le blesses pas, tu le rapproches de toi.

Une fois que nous avons réussi à valoriser l’enfant, nous pouvons formuler une critique en nous concentrant sur la solution du problème plutôt que sur le problème lui-même. Souvent, les parents déversent leur colère sur l’enfant en oubliant que leur tâche est de corriger la faute. Le gronder simplement pour sa faute ne l’aidera aucunement à trouver une solution ni à agir mieux la prochaine fois ; il est donc plus productif de parler des moyens de s’améliorer et des solutions possibles au problème.

Il n’est pas toujours nécessaire de lui faire la leçon au moment de la faute, lorsque nous sommes submergés par nos émotions et que l’enfant peut l’être également : il ne nous entendra pas. Il faut parfois attendre un moment propice. Et en aucun cas nous ne lui faisons de remontrances devant des tiers.

La personnalité de l’enfant doit rester en dehors de la discussion : c’est son acte que nous critiquerons, et non l’enfant lui-même. Nous le respectons et l’estimons, et nous ne voulons en aucun cas le blesser.

Préparé par Mme Zissi Skarjinskaïa d’après le livre du rav Moché Gans « Aider sans briser »