Nechama Cheli

Motivation - Troisième méthode - La persuasion

Troisième méthode. La persuasion Les professionnels du marketing ont un dicton : « Les gens achètent deux choses : des sensations agréables et une solution à leurs problèmes. » Si nous pouvons convaincre l’enfant qu’en agissant d’une certaine manière, il résoudra ses problèmes ou éprouvera du plaisir, il pourra changer d’a…

Rav Moché Gans

Motivation - Troisième méthode - La persuasion

Troisième méthode. La persuasion

Les professionnels du marketing ont un dicton : « Les gens achètent deux choses : des sensations agréables et une solution à leurs problèmes. » Si nous pouvons convaincre l’enfant qu’en agissant d’une certaine manière, il résoudra ses problèmes ou éprouvera du plaisir, il pourra changer d’avis et agir « à notre façon ».

Si l’enfant apprécie son enseignant, il est prêt à accepter de lui même des consignes qui lui déplaisent. Un parent qui sait créer une atmosphère agréable, instaurer un dialogue ouvert avec son enfant et nouer une relation avec lui pourra le convaincre qu’il a raison.

Chacun s’intéresse avant tout à la résolution de ses propres problèmes et à la satisfaction de ses besoins. Le rav Eliyahou Dessler écrit à ce sujet : « Chaque personne s’intéresse davantage à ses propres besoins qu’à toi, montre-lui donc le point où tes intérêts et les siens se rejoignent. N’essaie pas de lui faire faire quelque chose (pour toi), mais qu’il ait envie de le faire (pour lui-même), et (alors il) sera heureux de l’avoir fait… Ne parle pas beaucoup de toi ; parle à ton ami de lui-même, et il t’écoutera avec intérêt » (« Mikhtav mé-Eliyahou », 4:244).

Si nous ne savons pas de quoi notre enfant a besoin, commençons par agir comme les professionnels du marketing : sondons d’abord le marché pour savoir de quoi les clients potentiels ont besoin, c’est-à-dire écoutons l’enfant lui-même ! Une fois que nous le saurons, nous pourrons « vendre » notre produit, c’est-à-dire expliquer à l’enfant comment notre proposition peut l’aider à résoudre son problème ou à satisfaire ses besoins. Il doit s’agir de quelque chose dont l’enfant a réellement besoin. Ce procédé pourrait paraître trompeur si seuls les parents en tiraient un « profit ». Mais dans ce cas, le bénéfice est mutuel : parents et enfants sont du même côté. [Il est bien entendu indispensable d’éviter tout mensonge — N.d.l.r.]

Si l’enfant n’est que partiellement d’accord avec nous, le parent peut avoir besoin de faire preuve d’une certaine souplesse afin d’élargir le cadre fixé à l’enfant. Mais, à long terme, cela reste malgré tout une progression vers l’objectif.

Parfois, en guise de publicité, il faut donner un nouveau nom à une tâche bien connue et devenue lassante. Par exemple, au lieu de « Problèmes de mathématiques », on peut dire « Énigmes mathématiques ». Les énigmes sont intéressantes et ne font pas peur : on peut donc s’y mettre. Les tâches ménagères peuvent être rebaptisées « Mitsvot de la maison », « Quête de missions », etc. L’essentiel est d’expliquer à l’enfant que la tâche n’a rien d’effrayant, qu’elle est tout à fait à sa portée, qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur et qu’elle est même intéressante.

La persuasion suppose un dialogue. C’est une étape très importante où l’essentiel est d’écouter l’enfant. On peut aussi lui proposer d’« essayer » quelque temps une idée nouvelle pour lui. Et respecter son choix si cette idée ne lui convient objectivement pas.

Préparé par Mme Zissi Skarjinskaïa d’après le livre du rav Moché Gans « Aider sans briser »

À suivre