Bassia Tsiboukmakher
Dans le livre « Chaaré HaAvoda », attribué à Rabbénou Yona, il est écrit : « La prière de celui qui prie en larmes est acceptée, car les portes des larmes n’ont pas été fermées. Les larmes correspondent à la libation d’eau sur l’autel » (point 11).]
À ce propos, il convient de citer les paroles du traité Berakhot (32b) : « Rabbi 'Hanin a dit, rabbi 'Hanina a dit : la prière de celui qui prolonge sa prière ne revient pas sans réponse. » Notre maître, le gaon rabbi Yaakov Israël Kanievsky, de mémoire bénie, a écrit à ce sujet dans son livre « 'Hayé Olam » (partie 1, chapitre 28) : « Il semble que cela s’applique également à celui qui prie très brièvement, mais répète sa demande jour après jour pendant une longue période : une telle personne est également considérée comme prolongeant sa prière. » Il y a aussi écrit : « l’un des fondements de la prière est qu’elle soit une véritable demande, formulée avec soumission et un cœur brisé, et non des mots qui s’échappent des lèvres tandis que le cœur de l’homme est absent. »
Dans le « Sefer 'Hassidim » (chapitre 131), il est écrit : « Si une personne demande quelque chose qui peut conduire à la louange du Créateur, par exemple une <aide> dans l’étude de la Torah, ou quelque autre chose qui plaise au Ciel, et qu’elle épanche son âme dans cette prière, le Tout-Puissant l’entend, même si cette personne n’a aucune bonne action à son actif. »
De même, rabbi Yossef, le 'hassid Yaavets, expliquait ainsi, dans le traité Avot (6, 8), le verset « L’Éternel est proche… de quiconque L’invoque sincèrement » : “Que signifie « sincèrement » ? — « Incline mon cœur vers Ton témoignage (c’est-à-dire vers la Torah) », « détourne mes yeux pour qu’ils ne voient pas ce qui est vain », « ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles de Ta Torah ».” Il écrit ici qu’une prière portant sur le spirituel est appelée « sincère », une prière dont le Tout-Puissant exaucera probablement la demande.