17. Les commandements positifs institués par les Sages sont les suivants : rendre visite aux malades, consoler les endeuillés, accompagner les défunts, aider la mariée à organiser son mariage, raccompagner les invités, s’occuper de tout ce qui est nécessaire aux funérailles : porter le défunt, marcher devant lui, pleurer sa mort, creuser une tombe et l’enterrer ; réjouir les mariés et pourvoir à tous leurs besoins. Ce sont des commandements de guemilout ’hassadim, que l’on peut accomplir en personne et pour lesquels aucune limite n’a été fixée.
Bien que les commandements mentionnés ci-dessus soient des prescriptions des Sages, ils sont tous compris dans le commandement d’aimer son prochain comme soi-même. Comme il est dit, tout ce que tu voudrais que l’on fasse pour toi, fais-le pour tes proches.
**** Haïm se sentait seul dans sa nouvelle yéchiva. Il n’avait pas d’amis, et sa solitude se mêlait à la tristesse et à la déception. Le Chabbat, après le troisième repas, il prit la décision de quitter la yéchiva. Après la prière du soir, Moché, considéré comme l’un des meilleurs élèves, s’approcha de Haïm et lui proposa d’étudier ensemble. Cette rencontre changea le cours des événements. Devenu ami avec Moché, Haïm décida de différer son départ et finit lui-même par devenir l’un des meilleurs élèves de la yéchiva.
**** On demanda un jour au ’Hazon Ich pourquoi il consacrait tant de temps aux autres, à répondre à leurs questions et à écouter leurs demandes. Il répondit : « Si j’avais de l’argent, je pourrais aider les gens matériellement. Mais pour le moment, je n’en ai pas la possibilité, alors j’essaie de les aider autrement. » On sait que, même dans sa vieillesse, malgré toutes les instances de ses proches parents, il refusait toujours de fixer des heures de réception. « Comment peut-on fermer sa porte à des malheureux ou à ceux qui sont venus de loin ? » répondait-il.
18. Si, sur une même route, des personnes accompagnant une mariée croisent des personnes accompagnant un défunt à sa dernière demeure, on laisse passer la mariée en premier. Si les personnes présentes ne sont pas assez nombreuses pour accomplir les deux commandements, tous se rendent d’abord au mariage, puis reviennent pour enterrer le défunt.
19. Si la mariée a déjà été conduite sous la houppa, le commandement de consoler les endeuillés et de préparer le « repas de l’endeuillé » prend le pas sur celui de réjouir les mariés.
Tout cela s’applique lorsqu’il est possible d’accomplir les deux commandements l’un après l’autre. S’il n’est possible d’en accomplir qu’un seul, la priorité est donnée au commandement de réjouir les mariés.
20. Le commandement de la circoncision prend le pas sur celui d’enterrer les morts. Mais s’il s’agit d’un met mitsva (c’est-à-dire d’une personne que nul ne peut enterrer), on reporte la circoncision à plus tard, car un met mitsva prend le pas sur tous les autres commandements.
21. Le commandement de consoler les endeuillés prend le pas sur celui de rendre visite aux malades. Selon l’un des avis, lorsqu’on a le temps de faire les deux (dans la même journée), il convient de commencer par rendre visite au malade et de s’efforcer de lui apporter toute l’aide nécessaire.