Nechama Cheli

Querelles et désaccords - "Ne sois pas comme Kora'h et son assemblée"

Querelles et désaccords 1. La Torah interdit de soutenir ceux qui attisent les querelles et mènent des activités qui multiplient les conflits et les désaccords. Selon certaines opinions, cette mitsva est déduite de ce qui est écrit dans la Torah (« Bamidbar », 17:5) : « Ne sois pas comme Kora'h et son assemblée. » Outre cette interdi…

Querelles et désaccords - "Ne sois pas comme Kora'h et son assemblée"

Querelles et désaccords

1. La Torah interdit de soutenir ceux qui attisent les querelles et mènent des activités qui multiplient les conflits et les désaccords. Selon certaines opinions, cette mitsva est déduite de ce qui est écrit dans la Torah (« Bamidbar », 17:5) : « Ne sois pas comme Kora'h et son assemblée. » Outre cette interdiction, participer à des querelles peut aussi entraîner de nombreuses autres transgressions de la Torah.

Cette mitsva concerne aussi bien les hommes que les femmes et s’applique en tout lieu et en tout temps.

Les parents ont l’obligation d’éduquer leurs enfants à l’accomplissement de cette mitsva et de ne pas les autoriser à fréquenter ceux qui se querellent souvent, se battent, etc. À plus forte raison, il est interdit d’exiger des enfants qu’ils soutiennent leurs parents dans une querelle avec quelqu’un. Si le père (ou la mère) le fait, les enfants ne sont pas tenus de leur obéir sur ce point. Au contraire, ils doivent s’efforcer de faire tout leur possible pour réconcilier leurs parents avec l’autre partie ; ils accompliront ainsi ce qui est dit dans la Torah : « Recherche la paix et poursuis-la. »

2. Les disputes ne mènent jamais à la paix. C'est pourquoi, lorsque les gens ne peuvent pas régler eux-mêmes leurs différends, il faut s'arrêter et essayer de trouver un tiers, c'est-à-dire une personne capable de départager les parties en conflit. Si l'on ne trouve pas une telle personne, il faut s'adresser à un beit din (tribunal juif).

Pour éviter les disputes et les conflits, il faut se comporter avec calme et mesure, ne pas se mettre en colère ni chercher la petite bête aux autres. Parfois, une personne se retrouve simplement entraînée dans les disputes d'autrui ; parfois, c'est son propre yétser hara (mauvais penchant) qui l'y pousse.

Par conséquent, celui qui veut se préserver des disputes et des éclats doit constamment se surveiller et faire tout le nécessaire pour se débarrasser de ses mauvais traits de caractère.

3. Il est écrit dans la Torah (« Devarim », 14:1) : « Lo titgodedou ». Les Sages expliquent qu'il s'agit de l'interdiction de se diviser en petits groupes (agoudot). Ainsi, par exemple, selon certains avis, il ne doit pas y avoir dans une même ville deux batei din dont les sages suivent des traditions différentes, car cela entraînerait des divisions et des désaccords.

D'autres estiment que l'interdiction ne s'applique que lorsqu'il n'existe dans la ville qu'un seul beit din, chargé d'établir les lois et les traditions de la région. Si un groupe de personnes ne suit pas ses directives, cela constitue une transgression. En revanche, dans une ville où il existe deux batei din distincts ayant des coutumes différentes, cela ne pose aucun problème. La halakha suit cet avis.