Règles à respecter dans la recherche d’un conjoint
49.
Il est interdit de rapporter des actes qui témoignent d’ignorance ou d’insolence si la loi de la Torah n’a pas été enfreinte.
*** Réouven s’est entendu avec un non-Juif pour lui acheter une maison pour 100 mille roubles. Chimon l’a appris et a proposé au non-Juif une somme plus élevée. Sans réfléchir bien longtemps, celui-ci a décidé de vendre la maison à Chimon. À première vue, Chimon a agi de manière malhonnête. Cependant, il existe dans la halakha une opinion selon laquelle la loi de la Torah n’a pas été enfreinte dans ce cas.
Cependant, dans un tel cas, il faut vérifier comment l’autre partie considère ce genre d’actes.
50.
Il n’est permis de révéler les défauts d’autres personnes que si cela répond à une grande nécessité, présente une utilité et que l’on a la certitude de l’exactitude des informations. S’il est possible d’éviter une telle conversation, il vaut mieux le faire. On peut simplement essayer de convaincre la personne que ce chiddoukh ne lui convient pas.
De plus, si des personnes vous ont parlé des défauts d’un jeune homme dans un but utile, il faut vérifier dans quelle mesure elles connaissent les lois du lachon hara et si elles les respectent.
51.
Si l’on a décidé de renoncer à un chiddoukh en raison de certains défauts, il faut expliquer aux autres que le refus est en réalité entièrement dû à une incompatibilité apparente des caractères ou à une autre raison. Mais il est interdit de révéler les véritables raisons. Il faut tout faire pour que personne ne soit lésé et que les commérages ne se multiplient pas.
Si l’une des parties a rompu le chiddoukh, l’autre partie est autorisée à dire que la rupture n’est pas de son fait, sans qu’il soit nécessaire de s’étendre sur tous les détails.
52.
Il est permis de parler des défauts avec une personne dont la tâche consiste à mettre deux personnes en relation et à les aider à porter une juste appréciation l’une sur l’autre ou sur la situation dans son ensemble. Une personne sage peut signaler les défauts sans susciter d’émotions négatives. Elle parlera aussi des qualités et expliquera qu’en connaissant à l’avance certains défauts, on peut éviter de nombreux conflits familiaux.
La personne qui s’occupe des chiddoukhim doit être intègre et craindre Dieu. Elle doit faire preuve d’une extrême prudence dans ses paroles, car diffuser sans nécessité la moindre information négative sur autrui constitue la transgression d’une interdiction stricte. Il faut être d’autant plus prudent dans les échanges avec ses collègues, afin de ne pas dépasser les limites permises par la loi juive.