Règles à respecter dans la recherche d’un conjoint
34.
Il est permis de parler de défauts déjà connus d’autres personnes. Mais la Torah n’oblige pas à en parler, puisque chacun peut, s’il le souhaite, se renseigner lui-même, à condition, bien sûr, que vous ne soyez pas l’unique source d’information.
35.
Pour éviter les situations désagréables, il faut se renseigner sur le déroulement du chiddoukh, sur l’étape à laquelle se trouvent les jeunes et sur ce que la partie intéressée sait déjà. Il faut parfois aborder un sujet dont la discussion permettra de comprendre comment les personnes considèrent tel ou tel défaut et s’il est nécessaire de leur en révéler davantage.
36.
Si vous voyez qu’une personne aime entendre parler des qualités du jeune homme (ou de la jeune fille), même en lui racontant des choses qu’elle sait déjà, vous contribuez vous aussi à faire avancer le chiddoukh. (Cela ne permet pas de fermer les yeux sur une crédulité et une naïveté excessives. Si vous voyez que la personne ne comprend pas toute la complexité de la situation et que vous continuez pourtant à lui parler uniquement des qualités, c’est tout simplement irresponsable.)
Ce que tout le monde peut voir
37.
Il n’est pas nécessaire de mentionner, lors des premières discussions au sujet d’un chiddoukh, les défauts mineurs visibles à l’œil nu, par exemple le fait qu’une personne soit corpulente, ait une mauvaise vue ou une cicatrice au visage. La partie intéressée ne se sentira pas lésée en constatant que vous avez passé sous silence ce que tout le monde pouvait voir. Mais si vous savez exactement ce que recherche le jeune homme (ou la jeune fille), il faut également signaler ces éléments, afin que tous deux évitent de perdre inutilement leur temps, de se donner du mal pour rien et d’éprouver des sentiments désagréables.
38.
Il n’est pas obligatoire de parler des défauts dont les jeunes gens parlent eux-mêmes à des personnes extérieures.
39.
Si vous pensez que les jeunes gens sont très timides et que, par manque d’expérience, ils risquent de ne pas remarquer certains défauts visibles, il est judicieux de les en avertir.
40.
Si les parents se sont eux-mêmes entendus sur un chiddoukh et cachent certains éléments sérieux à leurs enfants inexpérimentés, il faut aider les jeunes gens en leur indiquant les défauts auxquels ils doivent prêter attention.
41.
Un rabbin ou toute autre personne à qui l’on fait confiance doit signaler même les défauts mineurs, sans attendre qu’on l’interroge à ce sujet.
Si c’est un membre de votre famille ou un ami proche qui vous demande des renseignements au sujet d’un chiddoukh, il faut lui signaler même les défauts mineurs.
42.
Si un chadkhan propose un chiddoukh à un ami, il doit lui communiquer tous les détails qui, à son avis, pourraient modifier la décision du jeune homme concernant ce chiddoukh.
43.
On sait que de nombreux jeunes couples ont fondé de très belles familles, alors que beaucoup considéraient leur chiddoukh comme voué à l’échec. Il ne faut donc pas se hâter de parler des différents défauts sans avoir consulté des personnes expérimentées.