Règles à respecter dans la recherche d’un conjoint
44.Il n’est permis de révéler les défauts d’autrui que si cela présente une utilité. Dans le cas contraire, ces informations retombent sous le coup de l’interdiction du lachon hara.
Par conséquent, si vous voyez qu’une personne ne vous comprend pas tout à fait et qu’en entendant parler de certains défauts, elle interprétera tout de travers, il faut éviter de répondre ou dire que vous ne savez rien. Il en va de même si l’on ne vous fait pas confiance et que vos paroles ne seront pas entendues, ou si la personne qui se renseigne au sujet du chiddoukh a elle-même des défauts semblables et n’y attache pas d’importance.
45.Si vous savez que les jeunes s’en sont entièrement remis à leurs parents ou à d’autres adultes, et que ceux-ci les ont convaincus du bien-fondé du chiddoukh, il est également interdit de révéler les défauts. Il faut suivre la même règle lorsque les jeunes ont déjà dévoilé leurs sentiments, ouvert leur cœur et ne voudront certainement rien entendre au sujet d’éventuels défauts. (Il ne s’agit pas ici d’une maladie ou de défauts entraînant un danger et de très grands désagréments)
46.
Si la personne responsable du chiddoukh voit que l’une des parties ne considère pas un défaut particulier comme quelque chose de sérieux, et que ses questions ont pour seul but d’obtenir une « carte maîtresse », il est interdit de révéler ce défaut. En effet, après le mariage, les conjoints pourraient s’en servir lors d’une dispute ou d’un règlement de comptes : « Maintenant, je comprends pourquoi on disait que tu… », « Ton ancienne voisine m’avait mis en garde. Elle m’avait parlé de ton caractère… ».
Même lorsqu’il est permis de parler à d’autres des défauts d’une personne, il faut s’assurer que cela ne lui causera pas un préjudice plus important que celui qu’elle devrait subir selon la loi de la Torah. Ainsi, si l’on sait que la personne qui vous interroge rendra publiques les informations reçues, ou si celles-ci peuvent nuire à des personnes et semer l’hostilité, il est interdit de les révéler à d’autres.
47.
Si une personne volait, transgressait le Chabbat ou faisait d’autres mauvaises choses dans son enfance, mais s’est désormais complètement corrigée, il est interdit d’en parler aujourd’hui à d’autres. Ce n’est que si certains de ses actes vous montrent qu’elle ne s’est toujours pas débarrassée de ses mauvaises habitudes qu’il est permis d’en avertir l’autre partie.
48.S’il s’agit d’une personne qui, par le passé, avait une conduite très impudique et était connue de beaucoup comme débauchée et incontrôlable, ou qui s’était fait baptiser, etc., et que l’on vous demande de parler de sa personnalité et de sa jeunesse, il faut consulter un rabbin expérimenté. D’un côté, elle est déjà revenue dans le giron du judaïsme et, au bout de quelques années, on a oublié le transgresseur qu’elle avait été ; en révélant certains épisodes du passé, vous lui rendrez sa mauvaise réputation et compromettrez son chiddoukh et toute sa vie. D’un autre côté, des transgressions aussi graves et un comportement aussi terrible témoignent d’une extrême corruption morale.