Nechama Cheli

Ségoulot des jours de Bein Hametsarim — du 17 Tamouz au 9 Av

La période appelée Bein Hametsarim est associée à la destruction du Premier et du Second Temple, ainsi qu’aux événements tragiques qui ont frappé notre peuple à différentes époques durant ces jours. Les paroles des grands maîtres hassidiques au sujet des ségoulot des jours de Bein Hametsarim (« entre les défilés »), afin que nous puissions servir le Tout-Puissant …

Rav Avraham Kouperman

Ségoulot des jours de Bein Hametsarim — du 17 Tamouz au 9 Av

La période appelée Bein Hametsarim est associée à la destruction du Premier et du Second Temple, ainsi qu’aux événements tragiques qui ont frappé notre peuple à différentes époques durant ces jours.

Les paroles des grands maîtres hassidiques au sujet des ségoulot des jours de Bein Hametsarim (« entre les défilés »), afin que nous puissions servir le Tout-Puissant avec joie :

1. « Tous ses poursuivants l’ont rattrapé [le peuple juif] entre les défilés » (Eikha, 1:3). Le sens littéral de ces mots est connu : le mot מצרים, « défilés », vient de la racine צר, qui a également le sens de circonstances contraignantes et difficiles, d’ennuis. Le grand Maguid, le rav Dov Ber de Mézeritch (le disciple le plus proche du Baal Chem Tov et un éminent dirigeant du mouvement hassidique), l’expliquait ainsi :

Nous devons en tirer l’enseignement que quiconque poursuit la spiritualité, court après elle (c’est ce qu’indique le mot rodféha, que l’on peut décomposer en rodef Youd Ké, « qui poursuit la proximité du Créateur »), pourra l’atteindre (hissig Vav Ké, ce qui désigne également des accomplissements spirituels) durant la période « entre les défilés », c’est-à-dire entre le 17 Tamouz et le 9 Av.

Le Maguid de Mézeritch donnait la parabole suivante. Lorsque le roi se trouve dans son palais, il est extrêmement difficile d’accéder à lui, mais lorsqu’il sort dans les champs, on peut se frayer un passage et crier : « Sire ! Mon roi ! ».

Toute l’année, le Créateur réside dans Son palais, mais durant la période de Bein Hametsarim, Il semble partir en exil et sortir au-dehors, ce qui permet de prier et de se rapprocher de Lui plus facilement.

2. Celui qui a eu le mérite d’étudier à la yéchiva dispose d’une occasion supplémentaire de progresser spirituellement durant la période « entre les défilés ». À la fin du semestre d’étude (qui tombe pendant Bein Hametsarim), l’intensité de l’étude diminue dans la plupart des établissements en raison de la fatigue.

Celui qui, au contraire, redouble d’efforts dans l’étude durant cette période mérite une aide particulière d’En Haut, et la bénédiction ainsi que la lumière de la Torah descendent sur lui.

On connaît les paroles de nos Sages selon lesquelles ils ont mérité d’atteindre leur niveau précisément parce qu’ils étudiaient à un moment et en un lieu où personne n’étudiait ; ainsi, toute la bénédiction et toute la lumière de la Torah descendaient sur eux. (On peut comparer cela à un gâteau d’anniversaire : si les convives sont nombreux, chacun reçoit une petite part ; s’ils sont peu nombreux, chacun en reçoit une belle portion.)

3. Il est écrit que celui qui, malgré les difficultés, travaille sur lui-même durant les vingt et un jours de la période « entre les défilés » s’épargne ainsi les vingt et un jours de jugement entre Roch Hachana et Hochana Rabba.

Puissions-nous bientôt mériter la Délivrance véritable et complète !

Préparé par le rav E. Schwalb