Rabbanite Yemima Mizrahi
La Guemara (dans le traité Chabbat 67a) dit que l'on peint en rouge et que l'on entoure de pierres un arbre qui laisse tomber ses fruits avant leur maturité.
Pourquoi ? Pour l'affaiblir... Parfois, un arbre perd ses fruits à cause d'une floraison trop abondante et de son incapacité à supporter le nombre de fruits qui naissent de ces fleurs.
Autrement dit, il est trop vigoureux (et c'est là sa faiblesse). Les pierres affaiblissent l'arbre, ce qui réduit la floraison. Mais alors, pourquoi le peindre ? Pour que les passants le voient et prient pour l'arbre affaibli...
Alors, est-il faible ou fort ? C'est la question...
C'est aussi ce que les mamans se demandent : « Suis-je une mère forte ou faible ? »
En observant l'arbre, on peut apprendre le juste équilibre, l'équilibre de la tige (guiv'ol). Elle est fine et délicate. Elle ne retient pas le fruit trop fermement et, en même temps, ne le laisse pas tomber.
Qu'est-ce que « guiv'ol » ? D'un côté, c'est « gvoul » (limite) et « ol » (fardeau). De l'autre, c'est « gav », « guibouï » (arrières, soutien) de l'enfant (« olal » - litt. enfant, nourrisson).
Préparé par Léa Odélia, d'après le livre « Comment elle grandit » de la rabbanite Yémima Mizrahi