Nechama Cheli

Sur un pied — Une épouse n’est pas un « shtender » !

Le Steipler aux maris, à propos de leurs épouses Le rav Yaakov Israël Kanievsky (le gaon Steipler) mettait en garde les étudiants mariés : bien que l’étude de la Torah soit ce qui compte le plus dans la vie, il ne faut pas négliger les obligations que chacun a envers son prochain, et tout particulièrement entre mari et femme. Lorsqu’un avrekh, assidu…

Rav Chlomo Lorenz

Sur un pied — Une épouse n’est pas un « shtender » !

Le Steipler aux maris, à propos de leurs épouses

Le rav Yaakov Israël Kanievsky (le gaon Steipler) mettait en garde les étudiants mariés : bien que l’étude de la Torah soit ce qui compte le plus dans la vie, il ne faut pas négliger les obligations que chacun a envers son prochain, et tout particulièrement entre mari et femme.

Lorsqu’un avrekh, assidu dans ses études, lui demanda si le temps consacré à aider son épouse était considéré comme du temps perdu pour l’étude de la Torah, il répondit : « Bien sûr, il faut craindre de perdre du temps qui aurait pu être consacré à la Torah, et nous devons réduire autant que possible le temps perdu pour la Torah. Mais, d’un autre côté, vous devez savoir que votre épouse n’est pas une esclave ! »

Et notre maître souligna de nouveau : « Elle est votre épouse, pas une esclave ! »

Le Steipler citait ce qui est écrit dans le livre « Hovot Halevavot » (« Cha’ar Yi’houd Hamaassé », 5) : « Celui qui ne s’est rien imposé de supplémentaire n’a pas non plus accompli ce qui est obligatoire ; toutefois, les actes supplémentaires ne sont pas acceptés de celui qui n’a pas accompli ce qui est obligatoire. »

Certaines personnes accomplissent des actes de bonté hors de chez elles, mais négligent leurs obligations envers les membres de leur foyer, et ce n’est pas la voie à suivre.

Le gaon rav M. M. Choulzinger demanda à notre maître pourquoi certains jeunes gens très bons, et même tout à fait remarquables, échouaient dans la construction de leur foyer.

Le Steipler lui répondit : « Ces jeunes gens ont l’habitude d’étudier devant un shtender [support pour les livres]. Le shtender ne réagit pas, il n’a ni désirs ni sentiments, il n’exige absolument pas qu’on tienne compte de lui, et ils s’entendent à merveille avec lui. Mais ils doivent comprendre qu’une épouse n’est pas un shtender !

Une épouse a des désirs, des pensées et des sentiments, et son mari doit tenir compte d’elle, au lieu de se comporter avec elle comme avec un morceau de bois. »
Traduction — rav Pin’has Perlov