Nechama Cheli

« Tu aimeras ton prochain » : c’est le principe fondamental de la Torah

2. Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain » est le principe fondamental de la Torah. Un autre sage, Hillel l’Ancien[1], définit ce commandement un peu autrement : « Tout ce qui t’est odieux, ne le fais pas à autrui : c’est l’essence de toute la Torah, le reste n’est que commentaire. » Si une personne traite bien son proch…

« Tu aimeras ton prochain » : c’est le principe fondamental de la Torah

2. Rabbi Akiva dit que « Tu aimeras ton prochain » est le principe fondamental de la Torah. Un autre sage, Hillel l’Ancien[1], définit ce commandement d’une manière légèrement différente : « Tout ce qui t’est odieux, ne le fais pas à autrui : c’est l’essence de toute la Torah, le reste n’est que commentaire. »

Si une personne traite bien son prochain, elle ne portera jamais atteinte à sa personne ni à ses biens et n’écoutera jamais (ni ne répandra) de commérages à son sujet.

Or, de nombreuses lois de la Torah concernent précisément les questions de propriété ou les relations humaines.

3. Ce commandement s’adresse non seulement à nos sentiments, mais aussi à nos pensées et à nos actes.

Aimer son prochain, c’est lui vouloir du bien comme on souhaite son propre bien, avoir pour lui autant de compassion que pour soi et le traiter avec respect.

Tout ce qu’une personne souhaiterait que l’on fasse pour elle, elle doit le faire pour les autres. De même, tout ce qui lui est odieux, elle ne peut le faire aux autres.

Le principe de ce commandement est que les autres traiteront chacun de la même manière que lui-même les traite ; cela conduira, en définitive, à la paix et à la compréhension mutuelle.

La Torah ne présente pas ce commandement comme une exigence réservée aux personnes d’un haut niveau spirituel ; cela signifie que chacun peut l’accomplir en adoptant les dispositions d’esprit appropriées.

**** Un jour, le rav Chalom Charabi vit sur la route une femme aveugle, pieds nus, qu’une petite fille tenait par la main. Il pleuvait à verse et la femme avançait péniblement dans la boue. La petite fille, elle, n’avait pas de vêtements chauds et tremblait de froid. Le rav s’approcha d’elles, retira ses chaussures et les mit aux pieds de la femme. Puis il ôta sa grande écharpe, en enveloppa la petite fille et poursuivit son chemin. **** Rabbi Zoundel de Salant (le maître du célèbre Rabbi Israël Salanter) se levait chaque nuit pour puiser de l’eau au puits pour un vieil homme qui vivait seul près de chez lui. Il le fit pendant de nombreuses années, même lorsqu’il fut lui-même âgé. Longtemps, personne ne le sut, jusqu’à ce que le vieil homme lui-même le remarque.

 

[1] Rabbi Akiva et Hillel l’Ancien sont des sages de l’époque des Tannaïm, les rédacteurs de la Michna. Hillel vivait encore à l’époque du Second Temple.