Nechama Cheli

Un miracle manifeste par le mérite des Téhilim

Cette histoire a été racontée par le petit-fils du célèbre rav Michaël Perets, l’un des grands rabbins du Mexique : Il y a un mois, un Juif d’une soixantaine d’années m’a téléphoné. Sa voix ne m’était pas familière, mais une fois qu’il s’est présenté, je me suis souvenu que nous nous étions déjà rencontrés. Rien ne nous liait l’un à l’autre jusqu’…

Bassia Tsiboukmakher

Un miracle manifeste par le mérite des Téhilim
Cette histoire a été racontée par le petit-fils du célèbre rav Michaël Perets, l’un des grands rabbins du Mexique :

Il y a un mois, un Juif d’une soixantaine d’années m’a téléphoné. Sa voix ne m’était pas familière, mais une fois qu’il s’est présenté, je me suis souvenu que nous nous étions déjà rencontrés. Rien ne nous liait l’un à l’autre jusqu’à cet appel. Il m’a dit qu’il souhaitait m’inviter à un repas d’action de grâce.

Nous habitons le même quartier, et j’ai accepté son invitation avec plaisir, même si je ne comprenais pas très bien pourquoi il avait décidé de m’inviter, moi en particulier.

— Pour quelle raison ce repas d’action de grâce ? ai-je demandé.

— J’ai eu le coronavirus. J’ai passé un mois entier dans le coma, sous respiration artificielle. Et, grâce au Tout-Puissant, j’ai repris connaissance.

— Béni soit Celui qui guérit les malades ! J’étais ému. Et pour cause : cet homme avait été au seuil de la mort et avait pu revenir à la vie ! Chaque cas de ce genre sème une nouvelle petite graine d’espoir de guérison. Je ne ressentais toujours aucun lien avec cet homme, mais j’étais très heureux pour lui et lui ai dit que je ferais mon possible pour venir à ce repas.

Je n’étais pas le seul à avoir reçu une telle invitation par téléphone. Dix-huit personnes étaient présentes au repas ; certaines connaissaient mieux l’homme à l’honneur, d’autres moins, mais nous nous demandions tous, avec étonnement, pourquoi il nous avait précisément invités. Il ne nous a pas laissés longtemps dans l’incertitude.

Cet homme, que le Tout-Puissant avait, dans Sa miséricorde, ramené à la vie, a commencé son récit :

« Alors que j’étais inconscient, je me suis vu monter au Ciel. J’ai vu ma mère, qui n’est plus en vie. Elle s’est écriée :

— Que cherches-tu ici ? Allez, redescends !

— Je veux redescendre, ai-je dit, mais je n’y arrive pas !

— Regarde en bas, m’a dit ma mère, regarde, et tu verras que tu peux le faire !

J’ai regardé en bas. Et savez-vous ce que j’ai vu ? Je vous ai tous vus ! Tous ceux qui sont présents à ce repas ! Avec des livres de Téhilim entre les mains, vous priiez pour moi et me tiriez vers le bas, pour me faire revenir. Et je suis revenu dans ce monde, je suis revenu grâce à vous ! »

Lorsqu’il a raconté cela, je me suis mis à trembler de tout mon corps. Je n’en savais rien ! Je vous l’assure, je n’imaginais même pas la puissance des Téhilim que je récite. Car, au fond, qu’avais-je fait ? On m’avait donné le nom de ce Juif en me disant qu’il était dans un état grave ; j’avais ouvert le livre des Téhilim et lu un psaume ! Un seul psaume !!! Et, en prononçant son nom, j’avais demandé pour lui une prompte guérison.

Il s’avère que, par ce geste, je l’ai ramené sur la terre des vivants. Outre moi, dix-sept autres personnes ont entendu cette histoire de la bouche de ce Juif qui s’était trouvé entre la vie et la mort et avait été ramené à la vie. Nous savons maintenant comment nous, qui sommes en bonne santé, pouvons aider nos frères malades.

Traduction : Kh. Berman