Rav Chalom Schwadron
Des exemples de Hachga'ha pratit (la manière dont le Tout-Puissant veille sur chacun et prend soin de lui personnellement) lors du retour à la téchouva : de petites « coïncidences » qui ont bouleversé une vie…
Aux cours de judaïsme organisés à Rehovot par le rav Schwartz, qui a raconté cette histoire au rav Schwadron, participaient un mari et sa femme originaires de Guivat Brenner, un kibboutz totalement non religieux où il n’y avait même pas de synagogue. Ce couple avait des filles jumelles, qui accueillaient avec ironie l’intérêt de leurs parents pour la foi : « Vous avez vieilli et vous avez commencé à avoir peur de la mort. » Leurs parents leur répondaient : « Au lieu de vous moquer, venez donc écouter vous-mêmes : peut-être que cela vous plaira aussi. »
Au début, les jeunes filles se contentaient de poursuivre leurs moqueries, mais, au bout d’un certain temps, leurs parents réussirent à les convaincre de venir une fois. Cette première visite fut suivie d’une autre, puis d’une autre encore… Ainsi passèrent deux mois, durant lesquels les jeunes filles devinrent des participantes régulières aux cours.
Mais, à l’issue de ces deux mois, elles devaient se présenter au centre de recrutement pour commencer leur service dans l’armée israélienne. Les parents comprenaient parfaitement que, si leurs filles partaient à l’armée à ce moment-là, il ne resterait bientôt plus la moindre trace de ce qu’elles avaient appris aux cours : leurs études avaient duré trop peu de temps. Ils demandèrent conseil à l’organisateur des cours, qui leur proposa de déposer une demande de report d’incorporation. Les jeunes filles pourraient ainsi étudier encore quelque temps, puis partir à l’armée si elles le souhaitaient toujours.
Les jeunes filles suivirent ce conseil, se rendirent au centre de recrutement, demandèrent un report et l’obtinrent. C’est alors qu’un fait étonnant apparut. Il s’avéra que leur date d’incorporation avait été fixée un mois plus tard que celle de toutes leurs anciennes camarades de classe. Si elles s’étaient présentées en même temps que toute leur classe, elles auraient été gênées de demander un report devant leurs amies. Grâce au report obtenu, elles purent poursuivre les cours pendant encore un an et finirent par observer les commandements. De plus, une autre jeune fille de ce kibboutz, plus jeune, suivit leur exemple et alla étudier à « Beit Yaakov ».
Ainsi, cette erreur administrative dans les dates d’incorporation avait été « préparée » à l’avance par le Tout-Puissant pour permettre à trois jeunes filles juives de retrouver leurs racines.
Traduction – M. Klimovskaïa. Tiré du livre « Interroge ton père, et il te racontera… », compilé par le rav Israël Spiegel.